Chronobiologie et efficience personnelle: 5 conseils

La chronobiologie influence notre cycle attentionnel et notre vigilance. Elle expliquerait en grande partie nos variations d’énergie au cours de la journée. Alors comment prendre en compte la chronobiologie pour gérer son énergie et renforcer son efficience personnelle? Sans doute en suivant ces 5 conseils issus de la pratique attentionnelle active©.

Chronobiologie

Tous les êtres humains quelque soit leurs lieux et conditions de vie connaissent ce cycle d’environ 24heures d’alternance veille/ sommeil. Les recherches scientifiques ont décelé que ce cycle commun est interne. Ainsi plusieurs rythmes biologiques, physiologiques et comportementaux « tournent » même en l’absence de stimuli extérieurs. Et l’on doit à l’un des fondateurs de la chronobiologie, Franz Halberg, le terme « circadien » qui signifie « qui dure un jour ». En réalité ce cycle circadien dure entre 24,2 heure et 25,5 heures.

1-Planifier selon le cycle circadien

Il semblerait logique de planifier ses différentes activités professionnelles en fonction de notre état de vigilance.

  • Ainsi, plutôt des activités qui demande un effort d’attention, d’apprentissage, de réflexion ou d’effort physique le matin jusque vers 11h.
  • Puis des occupations plus simples à réaliser dans la plage horaire de 11h à 16h, plage où la vigilance n’est pas aisément à un niveau efficace. Parmi ces occupations: des réunions où le fait d’être à plusieurs permet de stimuler et solliciter notre intérêt.
  • Enfin, à partir de 17h, où l’on observe un regain de dynamisme, nous pouvons privilégier les activités intellectuelles, de réflexion…

2-Alterner les différentes tâches

Pour renforcer notre efficience personnelle rien de tel que d’identifier les tâches qui ont besoin de concentration. Pour celles-ci il est bon d’y consacrer une durée sans autre sollicitation ni interruption, par exemple: la rédaction d’un rapport. D’autres activités prennent moins de temps et ne nécessitent pas une grande focalisation, par exemple: prendre un rendez-vous téléphonique. Alterner ces deux types de tâches permet d’éviter une baisse de vigilance et de renouveler son énergie.

3-Type de pauses à privilégier

Toute pause permet de passer d’une activité à l’autre avec plus de fluidité.

  • Nous privilégierons des pauses actives, comme marcher, discuter avec un collègue, entre deux activités demandant beaucoup d’attention.
  • Et nous privilégierons des pauses reposantes, comme boire une boisson chaude ou s’assoir seul, entre deux activités demandant beaucoup d’interactions ou d’effort physique.
  • Il existe une pause bien spécifique: la sieste. Car la sieste de 5 minutes permet de recharger ses batteries au moment de la baisse de vigilance du début d’après-midi. Si la possibilité vous en est offerte et si cela vous correspond, ne pas s’en priver.

4-Maintenir son niveau d’attention

Lorsque notre niveau de vigilance est au maximum, notamment le matin jusque vers 11 heures, nous n’avons qu’à nous laisser porter. Par contre dès que nous en sentons des fluctuations, il devient nécessaire de trouver des ressources pour maintenir son attention à un bon niveau d’efficacité. Pour cela, quelques exercices d’entraînement à réaliser en alternance:

  • Bouger, marcher, parler, changer de position assise ou debout… Ces actions font appel à notre motricité et renouvelle notre énergie,
  • Respirer, se détendre, une courte méditation active… Ces exercices agissent sur la diminution des tensions ou de la pression,
  • Se relationner aux autres, discuter, dialoguer… Pour se ressourcer dans l’échange et le partage avec autrui.

5-Reconnaître les sources d’inattention

Enfin, tout cela serait déjà très bien. Cependant, identifier ce qui fait baisser son niveau d’attention au cours de la journée permettra de trouver l’antidote pour se « réveiller ». Voici quelques sources d’inattention:

  • Les sensations corporelles: faim, fatigue, soif, maux divers…
  • Les effets du comportement: tâches répétitives ou ennuyeuses,
  • L’activité mentale, comme: pensées involontaires, idées noires ou perturbatrices, divagations…
  • Emotions et états d’âme: « vague à l’âme », débordement ou choc émotionnel.

Pour en savoir plus: un article de l’INSERM sur la chronobiologie

Crédit image: Lluisa IBorra, Noun Project

Blog-atlans.eu

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *