être ou ne pas être en zone de confort

être ou ne pas être en zone de confort? C’est une question clé tant je suis à l’aise quand j’y reste. Et tant je m’enrichis quand j’en sors. Alors, les opportunités à en sortir valent-elles le coup? Pourquoi devrais-je en sortir et comment? Est-ce si simple que ça? Voyons ce qu’il y a autour de cette zone de confort.

être ou ne pas être dans sa zone de confort

 

En fait, au cours de ma vie je constate que je passe par ces 4 zones, ou états psychologiques, dans lesquels je me sens plus ou moins à l’aise ou en stress. Ici, je ne dirais pas qu’il faille absolument sortir de cette zone de confort, ni y rester. Car j’observe simplement qu’à certains moments j’y suis et à d’autres, non. Et que cela correspond à différentes étapes du développement de mes savoir-faire tant personnel que professionnel.

Zone de confort: les illusions

Dans cette zone, je suis à l’aise, dans le connu et le maîtrisé. Comme je l’ai écrit dans mon précédent billet, j’ai au moins 5 bonnes raisons d’y rester. Car je n’y suis pas par hasard. Au préalable j’ai appris un certain nombre  de choses. Comme un savoir-faire comportemental (codes sociaux, relationnel, organisation…), des compétences de base (lire, écrire, compter…) et des compétences techniques (métier, loisirs, blog…). Or, une fois bien intégrés, ces talents deviennent faciles pour moi, et j’ai oublié l’effort investi pour les acquérir. Ainsi, dès lors qu’un apprentissage est bien acquis, je reviens régulièrement à cette zone. Mais j’observe que si cet état psychologique est confortable, il est aussi source d’illusions:

  • L’illusion de se croire « arrivé » et de rester campé sur ses acquis. Or, mon environnement change et évolue, comme moi-même en vieillissant ou en changeant d’activité, ce qui nécessite de ma part une adaptation constante.
  • Autre illusion: celle de se croire « très fort », meilleur, d’avoir raison…Le sentiment de maîtrise m’amène à la certitude que j’ai raison, puisque « ça marche », de la manière dont j’agis. Et, si j’ai raison, l’autre a tort, bien évidemment. Or, il est possible qu’un jour « ça ne marche pas », parce que la situation est différente ou que je m’aperçois que l’autre a vraiment raison… Et là c’est mon amour-propre qui en prend un coup!

Zone de peur: le dépassement

Bien installé dans mon confort, comme dans une bulle, je n’ai pas envie d’en sortir. Car hors de la zone de confort, c’est l’incertitude et l’inconnu: ça fait peur. Sortir de ma zone de confort, aller voir dehors, c’est source d’inquiétude à différents degrés: de la légère appréhension à l’anxiété, voire l’angoisse: peur de se tromper, du jugement des autres, de ne pas savoir faire…

Or, je m’aperçois que chaque fois que j’ai dépassé cette zone de peur, je pouvais « grandir ». Alors que je la ressentais comme un obstacle majeur, je réalise aujourd’hui que cette zone de peur est mince comme tout. Car cette peur, elle est plutôt comme un rideau qui ferme une ouverture…

Zone d’apprentissage: l’ouverture

… Et si j’écarte un peu le rideau, petit à petit, pour découvrir, pour m’intéresser et m’ouvrir à d’autres possibilités, mon champ de perception et de compréhension s’ouvre davantage. Et j’apprends.

  • Ainsi, j’apprends de toute nouvelle situation. Mais à condition que je la considère comme nouvelle. Si je perçois aujourd’hui comme un nouveau jour, je vais regarder mon environnement comme une première fois, les personnes que je rencontre sans les à-priori habituels.
  • Apprendre, c’est aussi se former à de nouvelles techniques professionnelles, de nouveaux savoir-faire comportementaux.
  • Mais surtout, Apprendre à apprendre, c’est une attitude que je cherche à développer.

Zone du développement: la création

C’est dans cet état d’esprit, celui de la découverte et de l’apprentissage, que je trouve le goût de la création et de l’inventivité. A chaque fois que j’ai franchi ces étapes, j’ai ouvert « le champ des possibles ». C’est à dire, j’ai ouvert mon horizon vers de nouvelles connaissances, (tout en restant fidèle à mes amis). J’ai acquis de nouvelles compétences qui ont enrichi les précédentes et qui ont permis de re-configurer mon savoir-faire. Et c’est dans cette optique que mon savoir-faire comportemental est en reconfiguration permanente et qu’il m’est possible de le développer.

Pour aller plus loin:

Travail en groupe et savoir-faire comportemental

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *